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juin 14

Rocamadour: Les peintures rupestres datées à l’uranium

L’équipe du projet avec la famille Batut autour de Michel Lorblanchet.

grotte des Merveilles à Rocamadour
C’est une première en France. Mardi 11 juin, une équipe de chercheurs est venue effectuer une datation à l’uranium des peintures rupestres de la grotte des Merveilles.

 

 

Les résultats connus en fin d’année pourraient surprendre les experts.

Jusqu’à présent, la datation des peintures rupestres de la grotte des Merveilles (comme celles de nombreuses autres grottes) n’était donnée qu’en fonction du style de la peinture. La datation au Carbonne 14 ne pouvant pas se faire sur des pigments non organique, ce n’est qu’en regardant le dessin qu’on était arrivé à classer les peintures de la grotte des Merveilles dans la période du Gravettien (de 25 000 à 20 000 ans).

Michel Lorblanchet, chercheur au CNRS et préhistorien, a donc proposé à Dirk Hoffmann à venir effectuer des datations à l’uranium à la grotte des Merveilles à Rocamadour. Ce chercheur du Centre national de recherche sur l’évolution humaine (Cenieh) est le responsable principal du projet «datation à l’uranium des peintures rupestres paléolithique en Europe – à la recherche du plus ancien art de l’Europe».

La méthode de datation par l’uranium-thorium est une méthode de datation radiométrique qui permet de mesurer l’âge de certaines formations carbonatées d’origine animale (corail) ou sédimentaire (spépéothèmes). Le rapport isotopique de thorium par rapport à l’uranium fournit une mesure du temps écoulé. Cette méthode permet

d’améliorer la datation des peintures rupestres afin de mieux comprendre les populations humaines paléolithiques.

L’équipe du projet, composée de pertinents scientifiques comme Alistair Pike (Université de Southampton), Marcos Garcia (Université du Pays Basque) et Joao Zilhao (ICREA, Université de Barcelone) a commencé ses études sur les peintures rupestres du paléolithique du nord et du sud de l’Espagne (Altamira, ElCastillo, etc.). Le projet est soutenu par la National Geographic Society.

Des prélèvements ont donc été effectués sous l’œil attentif de Leguillou du service régional d’archéologie de Toulouse et Mireille Batut responsable de la grotte.

Mardi, il se murmurait que les peintures pourraient dater non pas de 20 000 ans mais d’au-delà 30 000 ans et appartenir à l’époque de l’Aurignacien.

Une hypothèse qui ne pourra être confirmée ou infirmée qu’à la fin 2013 lors de la divulgation des résultats définitifs de cette étude.

Source: http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/14/1649600-rocamadour-les-peintures-rupestres-datees-a-l-uranium.html

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